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  <title>Bible et création - Théologie</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 10 Nov 2008 20:37:09 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>L'homme est-il propriétaire ou gestionnaire de la terre ?</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2008/10/22/L-homme-est-il-proprietaire-ou-gestionnaire-de-la-terre</link>
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    <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 20:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>JEAN-MARIE</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Comment le chrétien doit-il se situer face aux inquiétudes sur le devenir de
la planète ? Doit-il considérer ce qui se passe comme un phénomène parmi
d'autres ou doit-il s'engager à fond dans ces questions ? Il faut
reconnaître que depuis les années 1970, (la crise pétrolière et le rapport du
Club de Rome &amp;quot;Halte à la croissance&amp;quot; ), on n'a pas beaucoup entendu les Églises
sur ces sujets. On a même constaté que les pays de tradition catholique ont été
plus lents que les pays protestants à saisir l'urgence du défi
environnemental !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Les cieux racontent l'œuvre de Dieu&amp;quot; dit le psalmiste mais la Terre,
saccagée, pillée, polluée, raconte-t-elle aussi la gloire de Dieu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le courant écologiste est souvent critique à l'égard de la tradition
chrétienne. Il met souvent en avant les premiers chapitres de la Genèse. La
Bible, en plaçant l'Homme au centre de la Création lui aurait donné tous les
pouvoirs et l'aurait autorisé à devenir le Maître de l'univers. Et de citer des
passages des récits de la création et de l'après déluge. &amp;quot;Multipliez-vous,
remplissez la terre et soumettez- la&amp;quot; (Gen.1, 28). L'humanité serait donc
invitée par Dieu à soumettre et à dominer les autres créatures. Et aussi cette
recommandation de Dieu à Noé : &amp;quot;Soyez la crainte et l'effroi de tous les
animaux de la terre et de tous les oiseaux du ciel, comme de tout ce dont la
terre fourmille et de tous les poissons de la mer ; ils sont livrés entre
vos mains&amp;quot; ( Gen. 9,2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui les interprétations de ces récits apportent quelques nuances à
cette domination totale de l'homme sur la création et sur le fait qu'il peut
faire tout ce qu'il veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Si la création, dit Jacques Ellul, s'enracine dans l'amour et la liberté,
autrement dit si Dieu conduit sa création dans l'amour, par l'amour, en vue de
l'Amour, il doit en être de même pour l'homme, celui ci ne doit pas gérer cette
création pour la puissance et la domination, mais en tant que représentant de
l'amour de Dieu. Cela aussi est signifié par l'épisode de l'attribution des
noms aux animaux : on ne nous dit pas qu'il les domine en leur mettant des
colliers ou des chaînes et en les réduisant à son service, mais en les
baptisant. Ils sont en effet des objets d'un amour&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve aussi que l'erreur, comme souvent, consiste à tirer une phrase de
son contexte historique, sans tenir compte du genre littéraire. Ici, nous
sommes en présence de deux récits de la création, de surcroît mythiques dont le
sens doit être bien interprété ; e. a. &amp;quot; l'homme créé à l'image de Dieu
&amp;quot;(Gen 1, 26-27) et &amp;quot;l'interdit sur l'arbre de la connaissance du bien et du
mal&amp;quot;(Gen 2, 17)&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
La première citation sous-entend que l'homme qui a été promu gestionnaire de l'univers doit poursuivre la création avec le même amour que celui que Dieu porte à ses créatures.
La seconde nous laisse entrevoir que tout n'est pas permis, que la liberté mal utilisée aboutit à une impasse. L'homme n'est qu'un intendant, il doit rendre compte de sa gestion, il ne peut transformer le monde au profit de quelques-uns uns, sans partager les biens de la terre ni respecter les équilibres naturels comme la biodiversité et les écosystèmes.  Et dans le cas contraire, les guerres et les dérèglements climatiques sont là pour rappeler la responsabilité de l'homme
                                                                                               Jean-Marie  Delcourt ( St Jean-du-Gard)
&lt;/pre&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Et Dieu créa la voiture (et le salon de l'Auto)...</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2008/10/05/Et-Dieu-crea-la-voiture-et-le-salon-de-l-Auto</link>
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    <pubDate>Sun, 05 Oct 2008 17:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
        <category>automobile</category><category>consommation</category><category>Idoles</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La voiture est un des symboles majeurs de la culture hétérosexuelle moderne,
car elle constitue un attribut viril capital pour séduire les belles.
Cependant, encore faut-il que le véhicule soit lui-même à la hauteur de la
situation : voiture de sport, par exemple, décapotable, voiture de luxe,
ou 4 x 4, nombreux sont les modèles destinés à la montre, comme on disait
autrefois, c’est-à-dire à l’exhibition. Une approche originale à lire sur
&lt;a href=&quot;http://heterosexualite.blogs.liberation.fr/tin/2008/10/et-dieu-cra-la.html&quot;&gt;le
blog de l'Observatoire de l'hétérosexualité&lt;/a&gt;, de Louis-Georges Tin et Ariel
Martín Pérez. (Louis-Georges Tin est notamment l'animateur de la Journée
mondiale contre l'homophobie dont la célébration interreligieuse est accueillie
chaque année à la Mission populaire de La Maison Verte).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un &quot;hymne au soleil&quot; par Jean CALVIN</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2008/09/12/Un-hymne-au-soleil-par-Jean-CALVIN</link>
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    <pubDate>Fri, 12 Sep 2008 14:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Magali</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
        <category>Calvin</category>    
    <description>    &lt;h2&gt;&lt;ins&gt;Institution Chrétienne&lt;/ins&gt; , vol.I, chapitr XVI §2&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a vertu si noble ni admirable entre les créatures qu'est celle du
soleil. Car outre qu'il éclaire le monde entier de sa lueur, quelle vertu
est-ce de nourrir et faire pousser par sa chaleur tous animaux, d'inspirer par
ses rayons fertilité à la terre, en échauffant la semence qu'on y jette?&lt;br /&gt;
Après, la faire verdoyer de beaux herbages qu'il fait croître, en leur donnant
toujours nouvelle substance, jusqu'à ce que le blé et autres grains se lèvent
en épis; et qu'il nourrit ainsi toutes semences par ses vapeurs, pour les faire
venir en fleur, et de fleur en fruit, cuisant le tout jusqu'à ce qu'il l'ait
amené à maturité?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle noblesse et vertu aussi est-ce de faire bourgeonner les vignes, jeter
leurs feuilles et puis leurs fleurs, et en la fin leur faire apporter un fruit
si excellent? Or Dieu, pour se réserver la louange entière de toutes ces
choses, a voulu avant de créer le soleil, qu'il y eût clarté au monde, et que
la terre fut garnie et parée de tous genres d'herbes et de fruits (Gn 1,
3-11).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi l'homme fidèle ne fera point le soleil cause principale ou nécessaire
des choses qui ont été avant que le soleil même fut crée et ni produit: mais il
le tiendra pour instrument, duquel Dieu se sert parce qu'il lui plaît, non pas
qu'il ne peut sans tel moyen accomplir son œuvre par soi-même. (...)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Colossiens 1,12-20 : le Christ de la réconciliation</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2007/12/07/Colossiens-112-20-%3A-le-Christ-de-la-reconciliation</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Dec 2007 23:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
        <category>Colossiens 1</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Prédication de Stéphane Lavignotte sur Colossiens 1,12-20 sur le blog de La
Maison Verte. Un des textes du Nouveau Testament qui inspire classiquement la
réflexion chrétienne sur l'environnement. A lire &lt;a href=&quot;http://blog.lamaisonverte.org/post/2007/12/07/Col-112-20-%3A-Le-Christ-de-la-reconciliation-humanite-nature&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Quelle responsabilité chrétienne dans et face à la crise écologique ?</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2007/11/29/Quelle-responsabilite-chretienne-dans-et-face-a-la-crise-ecologique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7f2585c27984e6e54ed4bbdc886c86f1</guid>
    <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 23:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Conférence donnée par Stéphane Lavignotte le 28 novembre 2007 à Vincenes
(94) dans le cadre des conférences oecuméniques, &amp;quot;La création en questions&amp;quot; sur
son &lt;a href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2007/11/29/Quelle-responsabilite-chretienne-dans-et-face-a-la-crise-ecologique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;bloc personnel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Une prédication pour le temps de la création</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2007/03/13/Une-predication-pour-le-temps-de-la-creation</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Mar 2007 09:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Robin</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
        <category>Genèse</category><category>Lévitique</category><category>schweitzer</category>    
    <description>&lt;p&gt;&amp;quot;Dieu est écolo&amp;quot;, voilà comment j'avais intitulé ma prédication donnée le
1er Octobre 2006. A partir de Gn1,26-32 et Lev 25,1-7, je voulais montrer que
le respect de l'environnement s'inscrit dans un cadre beaucoup plus
global : celui du fameux &amp;quot;respect de la vie&amp;quot; dont parlait Schweitzer. Se
préoccuper de l'environnement, c'est d'abord se préoccuper de sa propre
vie...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vous pouvez trouver la liturgie qui correspond à cettte prédication soit en
document attaché à la fin de cette page soit en cliquant &lt;a href=&quot;http://blog.bibleetcreation.com/post/2007/03/13/Liturgie-pour-la-creation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Genèse 1,26-31 Lévitique 25,1-7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut arrêter le robinet quand on se lave les dents Il vaut mieux prendre
une douche qu’un bain Il faut acheter des voitures propres Il faut manger bio
Il ne faut pas trop chauffer sa maison Il faut acheter les produits qui
présentent le moins d’emballages IL faut il faut….&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il ? La morale écologique aurait-t-elle remplacé la
morale religieuse ? L’écologie semble devenir la religion du future
(combien de gourous médiatiques prêchent aujourd’hui la bonne parole du respect
de la planète). Oui l’écologie flirte dangeureusement avec les vieilles
mythologie naïve de terre-mère, de la déesse Gaïa. A moins que, à moins que
Dieu lui-même ne soit devenu écolo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu le premier écolo, pourquoi pas ? C’est en tout cas la question que
nous allons nous poser ce matin.En effet, ce dimanche le « réseau
écologique chrétien et européen », émanation du COE, nous propose de travailler
au respect de la création. Cette année pour la première fois en France, le
thème de la création est abordée en ce moment même dans les chair de nombreux
temples réformés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;!I. Respect de la création&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand on cherche dans la Bible quelque chose qui pourrait justifier une
attitude écologique, on se tourne immédiatement vers le récit de la création.
C’est logique me direz-vous, puisque respect de la planète et respect de la
création sont parfaitement synonyme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adam, qui est le nom commun en hébreu pour désigner l’être humain,
l’humanité, a une responsabilité sur la création, sur le jardin puisque Dieu
lui donne autorité sur tous les animaux de ce jardin, puisqu’il lui-demande
d’en prendre soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est une belle image que l’on reprend souvent. Elle est poétique et pleine
de sagesse… Bref c’est une histoire qui en générale est très souvent racontée à
l’école biblique et permet, assez facilement de transmettre une certaine
éthique vis à vis de la création.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De manière générale, dans le christianisme, nous aimons beaucoup les grands
mythes fondateurs de la genèse : le jardin d’Eden, la tour de Babel, le
déluge… Nous aimons bien ces grands mythes parce qu’il nous rejoignent dans
notre existences, parce qu’ils sont réalistes quand aux épreuves que nous
enduront : la difficile condition de paysans est expliquée par le péché
originel et la sortie du jardin. la diversité des nations et de leurs langues
est expliquée par la tour de Babel les conflits intra-familiaux sont abordés à
travers l’histoire de caïn et Abel…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre tente d’expliquer pourquoi nous vivons tel ou tel événement, il
aide surtout à relativiser vis à vis de tels ou tels problèmes qui ont
finalement toujours existés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais finalement il nous dit très peu de choses sur le projet de Dieu pour
l’homme, il nous dit peu de choses sur la manière avec laquelle veut nous aider
à vivre. Pour revenir à notre thème de l’écologie, Dieu nous dit avec
l’histoire de la création que l’homme est responsable de cette création mais il
n’en dit pas plus, il ne dit pas comment il nous aide à gérer cette création,
il ne nous dite pas comment notre existence particulière, limitée dans le temps
peut se conjuguer avec le respect de la création toute entière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le dire autrement, comment à mon niveau puis-je m’engager pour la
création et surtout, quel est la place de Dieu et de ma spiritualité dans cet
engagement.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;!II. Respect de la vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour répondre à cette question, nous nous tournons vers le deuxième texte,
celui du lévitique. Bon, le lévitique, je vous l’accorde, il faut vraiment
avoir envie de le lire ce livre : une série de recommandations pratiques
sur les sacrifices, des lois interminables et absolument inapplicables sur la
pureté ou sur la sainteté. Bref, on se demande pourquoi il est encore dans la
Bible…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que. Sauf que, dans le judaïsme, où ces lois ne sont pas non plus, pour
la plupart, appliquées telles qu'elles, on commence à enseigner aux enfants non
pas la genèse mais le lévitique. Pourquoi ? Non pas pour apprendre par
cœur une liste interminable de commandemments mais pour apprendre l’esprit de
cette loi : c’est à dire la recherche de la sainteté et la prise de
conscience de la valeur inestimable de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18,5 «vous observerez mes prescriptions et mes règles : celui qui les
mettra en pratique vivra par elles »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En passant de la Genèse au Lévitique, nous passons d’une loi pour la
création à une loi pour la vie. Nous passons du respect de la création au
respect de la vie de manière générale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’en arrive donc au texte de lévitique 25 qui sera au cœur de ma
prédication : (Lire Lv25)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un reglement applicable à la lettre. (je pense à mon imprimante qui a
voulu se reposer ce matin en revendiquant le repos du 7ième jour..) Ce qui est
important, c’est de garder le principe de cette loi : « tous les sept
ans, on s’arrête et on partage ». Dans ce texte, le respect de la vie se
manifeste à tous les niveaux : respect de la terre parce qu’elle doit se
reposer respect de soi-même car nous avons besoin de prendre du temps pour
nous, pour réflechir au sens de notre vie quotidienne respect de Dieu car nous
nous souvenons que c’est lui qui est à l’origine de ce raisin, de cette
nourriture, de nos richesses et respect du prochain, du pauvre et de l’étranger
puisqu’il y a partage de la récolte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer je dirai donc que la bible ne parle donc pas d’écologie, terme
qui n’existait évidemment pas à l’époque, mais plutôt de « respect de la
vie ». Le respect de la création s’inscrit dans un cadre beaucoup plus global,
celui du commandement d’amour résumé par Jésus-Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette notion de respect de la vie fut la grande découverte d’Albert
Schweitzer : Pour lui, il ne faut pas respecter la nature par soumission à
celle-ci ou à notre condition humaine mais en respectant notre planète nous
faisons un geste d’amour vis à vis de notre prochain, de nous même, de Dieu, et
surtout de notre descendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui nous savons que nous sommes parfaitement capable de détruire
définitivement la vie sur terre que ce soit par une guerre violente ou par une
pollution progressive de notre planète. Alors PAUSE. « On s’arrête et on
partage ». Alors PAUSE, on arrête de se développer à tout prix et, avec le
lévitique notamment, prenons le temps d’aimer notre prochain, de rechercher
Dieu et le sens de notre vie sur cette planète belle et fragile. Que le Dieu de
Jésus-Christ nous soit en aide,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AMEN&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Actes 17,16-34 : Faut-il remplacer les idoles ?</title>
    <link>http://blog.bibleetcreation.com/post/2007/03/10/Actes-1716-34-%3A-Faut-il-remplacer-les-idoles</link>
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    <pubDate>Sat, 10 Mar 2007 21:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Théologie</category>
        <category>Ellul</category><category>Idoles</category><category>Paul</category>    
    <description>&lt;p&gt;Prédication de Stéphane Lavignotte, pasteur à La Maison Verte, lors du culte
du 8 octobre, dans le cadre de l'initiative européenne des églises protestantes
pour l'environnement, &amp;quot;le temps pour la création&amp;quot;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Actes17&lt;br /&gt;
16. Comme Paul les attendait à Athènes, il sentait au dedans de lui son esprit
s'irriter, à la vue de cette ville pleine d'idoles. 17. Il s'entretenait donc
dans la synagogue avec les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur la place
publique chaque jour avec ceux qu'il rencontrait. 18. Quelques philosophes
épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient: Que
veut dire ce discoureur? D'autres, l'entendant annoncer Jésus et la
résurrection, disaient: Il semble qu'il annonce des divinités étrangères. 19.
Alors ils le prirent, et le menèrent à l'Aréopage, en disant: Pourrions-nous
savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes? 20. Car tu nous
fais entendre des choses étranges. Nous voudrions donc savoir ce que cela peut
être. 21. Or, tous les Athéniens et les étrangers demeurant à Athènes ne
passaient leur temps qu'à dire ou à écouter des nouvelles. 22. Paul, debout au
milieu de l'Aréopage, dit: Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards
extrêmement religieux. 23. Car, en parcourant votre ville et en considérant les
objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription:
A un dieu inconnu! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous
annonce. 24. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le
Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main
d'homme; 25. il n'est point servi par des mains humaines, comme s'il avait
besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et
toutes choses. 26. Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang,
habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des
temps et les bornes de leur demeure; 27. il a voulu qu'ils cherchassent le
Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne
soit pas loin de chacun de nous, 28. car en lui nous avons la vie, le
mouvement, et l'être. C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes: De
lui nous sommes la race... 29. Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne
devons pas croire que la divinité soit semblable à de l'or, à de l'argent, ou à
de la pierre, sculptés par l'art et l'industrie de l'homme. 30. Dieu, sans
tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en
tous lieux, qu'ils aient à se repentir, 31. parce qu'il a fixé un jour où il
jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a
donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts... 32. Lorsqu'ils
entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquèrent, et les
autres dirent: Nous t'entendrons là-dessus une autre fois. 33. Ainsi Paul se
retira du milieu d'eux. 34. Quelques-uns néanmoins s'attachèrent à lui et
crurent, Denys l'aréopagite, une femme nommée Damaris, et d'autres avec
eux.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas ce que vous pensez de ce texte, mais moi je le trouve assez
cocasse. Paul fait des voyages dans toute la Méditerranée. Il va aller un peu
partout, jusqu’à s’échouer à Malte et finir à Rome. Mais pour l’instant voilà
notre ancien pharisien, qu’on imagine un peu rustre et mal habillé, lui dont on
disait qu’il bégayait, lui qui fait des lettres emberlificotées à ses
communautés, le voilà à Athènes, au milieu des statues grecques, il fait des
grands discours aux stoïciens et aux épicuriens. Ça un petit côté Tintin au
Congo. Bécassine en voyage. La scène où il évoque un autel vide où il y aurait
une inscription : &amp;quot; A un dieu inconnu &amp;quot;, n’est-elle pas carrément
surréaliste ? ça ressemble à Indiana Jones dans le bazar du Caire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque le texte nous y invite, poussons un peu plus loin le côté saugrenu.
Ce ne serait plus cette fois-ci Tintin, mais les Visiteurs. Paul tombe dans une
faille spatio-temporelle et le voilà à Paris aujourd’hui. Que verrait-il ?
Aurait-il le même agacement devant une ville pleine d’idoles ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A défaut de stoïcien peut-être rencontrerait-il un républicain. Ce dernier
lui dirait : c’est fini les idoles. Grâce aux philosophes comme Voltaire
et Rousseau, grâce à Emmanuel Kant, aux Lumières et à la Révolution française,
nous n’avons plus d’idole, plus de superstition. Nous avons fait tomber tous
les dieux, toutes les idoles de leurs autels. Nous sommes des gens adultes,
nous n’avons plus besoin de tout cela. Grâce au progrès, à la science et à la
technique, nous savons que nous n’avons pas besoin des Dieux et des idoles.
Alors les autels seraient tous vides ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul regarderait peut-être de plus près. Et qu’observerait-il ? Il
entendrait peut-être des économistes dire : contre le chômage et la
précarité, il n’y a qu’une solution, notre salut passe par la croissance, et la
croissance par les échanges économiques mondiaux. Il faut produire plus,
consommer plus, échanger plus. Il entendrait des scientifiques dire :
contre l’effet de serre, contre la faim dans le monde, la seule solution pour
sauver la planète, ce sont de nouvelles techniques, des moteurs propres, des
OGM pour nourrir les peuples. Il regarderait comment nous utilisons notre
argent. Et il verrait que nous payons la dîme, plus de 10% de notre salaire, en
fait 30% en moyenne, mais pas pour une offrande à Dieu, mais pour payer notre
voiture, son crédit, son essence. Le salut par la croissance et le
développement des échanges. Sauver la création par la technique, donner son
offrande à notre consommation… Les autels des anciens Dieux ne seraient donc
pas restés vides ? Aurions-nous remplacés les anciennes idoles par
d’autres ? Aurions-nous à ce point peur du vide que nous ne sachions
laisser vides les autels des idoles ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais après tout, n’est-ce pas cette difficulté que pointe le texte de Paul
?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte passe son temps à se remplir et se vider.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au début, l’esprit de Paul s’exaspère, se remplit de colère, à voir une
ville pleine d’idoles. Il rencontre une ville pleine de gens. Des juifs, des
craignants Dieu, des épicuriens, des stoïciens, qui remplissent l’agora.
Lui-même est décrit comme un bavard, un plein de paroles qui annoncera, non pas
un Dieu mais – au pluriel - des divinités étrangères. Ça déborde, c’est trop
plein. Il n’y a plus de place.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, est évoqué dans le texte jésus et la résurrection qu’annonce Paul.
Et tout d’un coup, ça se vide. Les auditeurs s’ouvrent. Font une place. Ils
veulent savoir quel est ce nouvel enseignement. Ce monde n’est plus un monde
trop plein, mais un monde où l’on a du temps à passer, à perdre pour entendre
de nouvelles choses. Et Paul ne dit plus du mal des grecs et de leurs idoles,
non, il s’ouvre à son tour, il les flatte, dit qu’ils sont religieux à tout
point de vue.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on arrive à ce grand moment de vide : cet autel au Dieu
inconnu.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et là, Paul va passer longs versets, tout le long du texte, à hésiter :
Laisser oui ou non cet autel vide ? Il dit d’abord : ce Dieu là, je
le connais, je vais mettre ma statue à moi. C’est un Dieu qui a fait tout le
monde, et tout ce qui s’y trouve, le ciel, la terre, tout.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, Paul vide à nouveau sa vision de Dieu : Mais ce Dieu n’a pas
besoin de temple, rien de matériel construits par les hommes. Il n’a besoin de
rien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Paul remplit à nouveau : Le Dieu que je vous propose donne à tous
la vie et le souffle et il précise : et aussi tout le reste. Et il a fait
tout les peuples, qui ont rempli toute la terre, et les a mis chacun à une
place précise. C’est du super-rempli ! Il utilise dans ce texte plus d’une
dizaine le petit mot panta qui veut dire tout en grec.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il vide à nouveau, mettant à nouveau du doute, de la place, de
l’espace : Dieu a fait cela pour qu’ils le cherchent, et qu’en essayant
tant bien que mal, en tâtonnant, ils parviennent peut-être à le
trouver…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela dure jusqu’à la fin du texte. Face à cet autel vide, à cet autel où
il n’y a rien, ni idole, ni Dieu, Paul hésite entre combler l’espace vide et le
remplir. N’y-aurait-il pas d’alternative entre combler et vider ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nos anciennes idoles, nos anciennes superstitions seraient tombées de
leur piédestal, serait-il inéluctable que nous les remplacions par
d’autres ? Hier la révolution, la libération, Aujourd’hui, la
libéralisation de l’économie et des échanges, Hier les saints et les médailles
miraculeuses, aujourd’hui, le progrès, la croissance, la technique ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand nous nous serons débarrassés de la croissance, de la technique, du
progrès comme idole, les remplacerons-nous à leur tour ? Un retour de la
religion ? Une religion de la décroissance ? Une religion de
l’écologie ? Remplir ou laisser vide ? Arriverons-nous à laisser
vide ? Faut-il laisser vide ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution nous est peut-être donnée par la fin du texte. Car le mouvement
remplissage/ vide s’interrompt soudain. A quatre versets de la fin, Paul donne
l’impression de remplir à nouveau. Il parle de quelque chose que Dieu commande
à tous les hommes en tout lieu. Mais c’est un tout qui sans doute à l’insu de
Paul, sans que Paul le veuille et pour son plus grand dépit, va tout vider. Ce
que commande Dieu, c’est de changer. Certaines des traductions parlent de
repentir. Mais le terme grec de métanoïa évoque bien plus le changement, la
conversion. Le changement pour être près quand Jésus reviendra pour juger
toutes et tous, lui qui a été ressuscité des morts. Et cette annonce de la
résurrection, va tout vider. Ayant entendu résurrection des morts, les uns se
moquaient, les autres dirent : au sujet de cela, nous t’entendrons une
autre fois. Et tous s’en vont, seuls quelques-uns restent près de
lui.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, alors que Paul a semblé hésiter tout le long du texte sur sa réponse
à donner à l’autel vide, alors qu’il a hésité entre y installer un Dieu qui
remplit tout, et un Dieu qui vide, ouvre, fait de l’espace, les choses vont se
passer contre sa volonté. L’annonce de la mort et de la résurrection sont comme
une brèche. Une brèche dans le barrage, et il se vide, perd toute son eau. Un
trou dans le ballon, il se dégonfle et perd tout son air. Face à un Paul qui
tente des trésors de maîtrise oratoire pour convaincre tous ses auditeurs,
l’annonce de la mort et de la résurrection fait capoter tous ses efforts. Et
d’un auditoire nombreux, voilà une décroissance radicale. Il ne reste que
quelques-uns, dont Denys l’aéropagite et une femme, Damaris.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà donc la sortie de l’alternative. Pas un Dieu concurrentiel sur le
marché des idoles, pas un Dieu qui prendrait sa part de marché dans une niche
spécialisée, qui remplirait l’autel laissé vide par les concurrents. Un Dieu
qui ne soucie pas de la quantité de clients. Un changement de soi, une
conversion, une metanioa, qui prend sa racine dans une annonce de la mort et de
la résurrection. Qui annonce la mort de la mort, La mort des idoles qui nous
étouffent, qui étouffent la planète, ses habitants, la mort de ces techniques
et de ce progrès qui se présentent comme seule solution ; salut
obligatoire de l’humanité. La mort et la résurrection, des changements de nos
modes de vie, comme des brèches qui vident ces baudruches de leur apparence de
puissance. Mais qu’on ne remplace pas par une nouvelle idole. Certainement pas
par une idole Jésus. Certainement pas comme ces poupées qu’on trouve dans les
magasins et que m’a ramené ma grande fille des Etats-Unis. La mort des
anciennes idoles pour renaître dans quelque chose qu’on ne sait pas encore,
qu’on invente dans nos nouveaux rapports aux autres, dans ce qui se vit à La
Maison Verte, dans les SEL, les AMAP, qui n’est pas présentable dans un
catalogue ou dans un beau stand au salon de l’auto. Un tâtonnement, une
recherche comme dit Paul.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement, c’est ce que Jacques Ellul dans l’Espérance oubliée appelait
la contestation de l’espérance : &amp;quot; La contestation de l’espérance, c’est,
dans un temps clos, dans une sécurité fermée, dans une organisation
autocéphale, dans une système économique autonome, dans une politique
totalitaire, l’insertion de l’ouverture, de la brèche, de l’hétéronomie, de
l’incertitude, de la question. (…) L’acte révolutionnaire de l’espérance est,
ne peut-être que, l’ouverture des situations qui se veulent fermées, la
contradiction à des systèmes. Mais non pas pour les remplacer par d’autres
systèmes ou d’autres organisations, ou d’autres classes dirigeantes ou d’autres
équipes de gouvernement. C’est pourquoi l’espérance est radicalement différente
de tous les mouvements révolutionnaires, quoi qu’elle puisse susciter de tels
mouvements et pour un temps (…) vivre avec eux. L’espérance par conséquent ne
s’incarnera jamais dans une organisation, dans un but final : elle est
puissance en acte, jamais satisfaite et jamais incarnée &amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour reprendre les mots de Paul. Elle est jugement du monde et changement de
tous les hommes en tous lieux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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