QUELLES SONT LES LIMITES DU CIEL?

Une enveloppe brune pleine de prospectus (en papier, ouf! Un seul en papier glacé...) pour des voyages culturels à Madagascar, Chypre, en Grèce etc... Une adresse email me renvoie à un site où je constate que je peux aussi partir en Afrique du Sud. Tous sont indiqués: "départ par avion au départ de Paris". Une astérisque me précisant que des départs de province sont possible, se renseigner. Bien sûr qu'ils doivent être possible, avec un supplément, j'imagine. Mais ça n'est pas ce qui m'interpelle le plus. Départ par avion...tous! A croire que pour découvrir des cultures ou s'instruire en histoire biblique, il faut absolument en passer par l'avion. Aucun voyage n'est proposé avec un autre mode de transport. Il est vrai que les autres seraient plus chers. Enfin....plus couteux,en argent, parce que nous ne payons pas l'avion au prix réel qu'il représente, comme mode de transport de masse et de loisir, en infrasctructures et en carburant, en pollution directe et indirecte.

Un autre malaise s'installe: les accompagnateurs sont presque tous des pasteurs ! Je comprend que ça soit un plus : connaissance culturelle, biblique, parfois grand habitude de la gestion de groupe etc...Mais, je me pose la question, même en lisant la présentation de la démarche des organisateurs, est-cela la mode d'évangélisation que nous proposons ? La vocation de mon église est-elle de s'occuper des vacances de ses membres ou même non-membres ? Oui, me direz-vous c'est AUSSI cela l'évangélisation, ce n'est pas à moi de poser des barrières, toute action dans ce domaine mérite d'être encouragée! Oui, je suis d'accord. Mais de là à contrecarrer le sens même ne notre démarche pas ses conséquences écologique! En effet, la démarche des organisateurs est très respectable: elle consiste à proposer le voyage comme étant le lieu de création d'une micro-église et donc potentiellement, lieu de développement de la spiritualité de chacun. La rencontre des cultures est le deuxième axe fort de leur engagement. Mais, il me semble que, à travers cette pratique de voyage, ces mêmes cultures sont attaquées: on choisi le meilleur prix, à quel coût humain? Quel sera l'avenir de ces cultures si ce sont les générations futures qui paieront le prix de nos loisirs ?

Pour aller plus loin : les conséquences du tourisme en avion