La 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a débuté le 28 novembre à Durban.

Le rassemblement interreligieux, qui s'est tenu au stade Kings Park la veille, était la première manifestation des communautés religieuses à Durban, qui se préparent à la COP17 depuis un an.

«Nous avons la foi!», a affirmé l'évêque Geoff Davies, directeur de l'Institut environnemental des communautés religieuses d'Afrique australe, l'un des principaux organisateurs du rassemblement. «L'Afrique est un continent de foi et nous sommes réunis ici, personnes de traditions religieuses diverses, pour faire passer notre appel moral et spirituel en faveur d'un changement radical. Nous appelons à la justice climatique maintenant», a lancé l'évêque Davies.

Au cours du rassemblement, l'archevêque Tutu a par ailleurs remis une pétition signée par 200 000 personnes et intitulée «Nous avons la foi» à la nouvelle présidente de la COP17, Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, et à Christiana Figueres, secrétaire exécutive du Secrétariat de la CCNUCC.

Exprimant son soutien à ce document, Mme Mashabane a dit: «Votre pétition sera prise au sérieux». Mme Figueres a quant à elle encouragé le mouvement religieux à «ne pas perdre la foi ni l'espoir», quelle que soit l'issue de la COP17.

Cette pétition met l'accent sur l'Afrique, s'inspirant de la campagne «Le temps de la justice climatique est venu», qui rassemble les Églises depuis quelques années.

Au rassemblement interreligieux, des responsables du mouvement Brahma Kumaris et des traditions chrétienne, juive et musulmane ont exprimé d'une seule voix la nécessité d'avoir une perspective religieuse sur la protection de l'environnement. Des artistes africains de renom, comme Gcina Mhlope et Ladysmith Black Mambaso, ont rendu hommage à la lauréate du prix Nobel de la paix Wangari Maathai, récemment décédée, et ont chanté plusieurs chansons.

Mary Robinson, ancienne présidente de l'Irlande et ancienne haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a prononcé un discours dans lequel elle a appelé à ce que l'égalité hommes-femmes, l'agriculture, les droits de la personne et la justice climatique soient placés au cœur des négociations de la COP17.

Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), a transmis ses salutations au nom des Églises et a envoyé un message fort à Durban en affirmant que «le temps de la justice climatique est venu.»

Voir le message du secrétaire général du COE (lien vers un message vidéo en anglais)

Vidéo du rassemblement interreligieux réalisée par des participants à la Formation des jeunes à l'écojustice, organisée par le COE et la FLM, qui coïncide avec la COP17

Message du patriarche œcuménique (pdf, en anglais)

Campagne «Le temps de la justice climatique est venu»

Travail du COE sur la création et la justice climatique

Le Conseil œcuménique des Eglises s'attache à promouvoir l'unité des chrétiens dans la foi, le témoignage et le service, en vue d'un monde de justice et de paix. Communauté œcuménique d'Eglises fondée en 1948, le COE réunit aujourd'hui 349 Eglises protestantes, orthodoxes, anglicanes et autres, représentant plus de 560 millions de chrétiens; il travaille en coopération avec l'Eglise catholique romaine. Son secrétaire général est le Pasteur Dr Olav Fykse Tveit, de l'Eglise (luthérienne) de Norvège. Siège: Genève, Suisse.