L’homme moderne est fondamentalement religieux, il se croit athée et il met en péril la vie sur la Terre
Par christian le jeudi 19 juillet 2012, 19:51 - Plaidoyer - Lien permanent
Salut nazi à Nuremberg en 1938
« Dieu est avec nous » sur le ceinturon de chaque
soldat
Les disciples Pierre et Jean courant au sépulcre le matin de la
Résurrection Burnand Eugène (1850-1921)
Il est curieux de constater que nous continuons à assimiler la Foi à la
croyance religieuse. N’importe quel passage de la Bible nous alerte sur cette
confusion facile et mensongère et pourtant rien n’y fait : la religion a
cette malheureuse tendance à annexer impudemment tout ce qu’elle appelle "la
Foi". La Foi échappe à la Religion, et cela la Religion ne le tolère pas :
comment la religion pourrait-elle requérir la spontanéité, la liberté, la
confiance dans le "Vivant", dans le nouveau, elle, qui consacre "l’Éternel", le
même, le permanent, toujours et partout ? Malgré les apparences, nos
références aux religions "monothéistes" sont périmées. L’homme moderne est
fondamentalement religieux mais il se croit athée.
La religion séculière est son refuge, sa sécurité, son opium, elle
l’anesthésie, elle l’empêche de voir la réalité en face et le conduit
inexorablement à la désespérance et à une mort programmée par
suicide.
SOMMAIRE
1 L’homme se croit « condamné » par une force
invincible
2 L’homme est-il définitivement instrumentalisé par sa croyance
?
3 L’éthique, la religion, et l’hypocrisie.
4 La spontanéité, la liberté, la confiance
1) L’homme se croit « condamné » par une force
invincible
L’homme moderne est libéré depuis longtemps de toute cette gangue religieuse
qui lui a collé à la peau pendant des millénaires. Il s’est débarrassé de ces
oripeaux qu’il exhibe désormais comme un trophée. Trophée remporté sur
l’ignorance, sur la faiblesse et l’impuissance de tous ceux qui l’ont précédé.
Victoire sur l’exploitation de croyances qui ne sont qu’histoires imaginaires
et inventées... L’homme moderne ne se fera plus jamais prendre au piège de ces
sornettes. L’homme adulte ne croit plus, c’est une personne majeure, libre et
responsable qui ne cède plus aux fables de la religion. Qui pourrait contester
cette évolution décisive maintes fois attestée, au sein de nos sociétés
occidentales ? Personne ne doute de la désaffection de nos contemporains
vis-à-vis de la pratique religieuse... notamment au sein des religions dites
chrétiennes. Il est cependant quelques autres religions qui attirent davantage
nos contemporains, comme l’Islam ou le Bouddhisme par exemple.
Et pourtant, cette perception de la religion est trompeuse, car
bien des signes nous montrent que l’homme moderne est tout aussi croyant que du
temps des cavernes. Si il existe un principe
universel, c’est bien celui-là. Cependant, cette croyance religieuse s’exprime
autrement que du temps de Lascaux.
« L’exemple du fascisme nazi nous a pourtant montré à quel point
l’engouement d’ordre irrationnel, mystique et religieux pouvait s’emparer de
presque toute une génération. Les grandes célébrations nazies des années 30 ne
laissaient pourtant planer aucun doute sur la fièvre religieuse qui s’emparait
de toute une nation en proie à la mystification nazie. Beaucoup d’intellectuels
revenaient d’Allemagne littéralement extasiés par la grandeur et la puissance
de ce "renouveau". Au moins y avait-il en Allemagne un idéal capable de
transcender notre déclin civilisationnel ! Beaucoup d’autres
intellectuels, y compris de brillants et insoupçonnables théologiens n’ont tout
simplement pas vu par quelle formidable explosion mystique ont été transportées
et subjuguées toutes ces populations….. car, outre Hitler et la fidélité
éternelle à la cause nazie, nous avions de par le monde d’autres mystificateurs
fameux comme Staline ou Mao Tsé-toung »(voir " la technique aujourd’hui ou le
culte de la puissance"- sur Bible et Création)
Notre réalité contemporaine est plus que jamais pétrie de religions
séculières
Il est des évènements qui finissent par nous ouvrir les yeux et nous mettre
face à notre aveuglement et notre irrationalité. Aujourd’hui, l’objet de notre
adoration est presque exclusivement déterminé par la science et la technique.
Nos grandes religions traditionnelles ne sont là qu’en appoint, mais cet
appoint peut être décisif nous le verrons ultérieurement. Malheureusement,
comme lors des années 30 en Allemagne, nous créons les conditions de
l’épanouissement de l'irrationnel. Les religions ne font que masquer la réalité
et nous parlent de tout autre chose. La Science, elle, s'est tue sur le
phénomène climatique, elle se tait aujourd'hui sur le mythe de la croissance. …
Elle ne peut pas raisonnablement nous trouver les deux ou trois planètes dont
nous aurions besoin pour satisfaire la progression indéfinie -et donc
imaginaire- de notre croissance. Aussi nous prédit-elle désormais l’extinction
de la vie...
Ainsi l’homme se retrouve-t-il enfermé dans un monde
« condamné », avec la Science et la Technique à son chevet,
pour ne pas avoir vu la réalité en face!
Car au fond, qu’est-ce qui nous pousse à entretenir notre inertie
et notre irrationalité si ce n’est notre propre croyance?
Devant une impasse manifeste comme celle du dérèglement climatique, qu’est-ce
qui nous empêche de remettre en cause la marche en avant de cet univers
technique qui ne date que de deux siècles tout au plus ? L’homme moderne
est anesthésié ; il réalise seulement qu’il est dans une situation sans
issue, il ne voit aucune échappatoire. Et effectivement, il n’y en a aucune
dans ce monde technique tel qu’il l’a construit, sauf à ce qu’il se détache
radicalement de la croyance qu’il lui accorde et des promesses qu’il en
attend ; bonheur, progrès, toujours plus,….
Sa croyance entretient son aveuglement et son
irrationalité : Il se croit « condamné » par une force
invincible à laquelle il est tenu enchaîné ; celle du
« destin » et de la « Fatalité ». Il
est sa propre victime :
victime du monde qu’il s’est créé
2) L’homme est-il définitivement instrumentalisé par sa croyance
?
Pour se libérer de cet enchaînement l’homme doit transgresser les croyances
portées par tout le groupe auquel il appartient. Il doit s’écarter des sentiers
battus et contester cette croyance commune. Tel celui qui combattait
l’antisémitisme nazi des années 30. Tel celui qui contestait l’Église du
Reich... Ce combat, au moment où il se passe, conduit à une grande solitude,
car il s’agit de s’inscrire en faux vis-à-vis d’une croyance qui fait
l’unanimité ou presque.
La croyance est portée par le grand nombre et c’est bien ce qui la
distingue le plus de la Foi
Le chrétien, lui, tient pour juste quelqu’un qui est mort, abandonné de tous,
dans la solitude la plus absolue. Les chrétiens devraient donc être, plus que
tous les autres, capables de voir par eux-mêmes la réalité en face et
d’affronter la solitude qui en découle! La foi individualise et s’adresse à
l’homme et à son intériorité, la croyance, elle, s’incarne dans la foule, dans
l’impersonnel, dans le : « Dieu est avec nous ». Elle fait miroiter
un monde irréel et s’appuie sur des postulats imaginaires.
La croyance nous parle de tout autre chose que de ce que vit
concrètement l’homme d’aujourd’hui, là où il est.
L’apathie générale vis-à-vis de la crise écologique majeure que nous vivons
vient du fait que la Technique a démontré depuis longtemps sa suprématie et sa
puissance -incontestées et incontestables à nos yeux -, mais aussi et surtout
parce qu’elle reste –croyons-nous- la seule capable de nous sauver du péril qui
nous menace. Même fissurée, cette croyance persiste.
Dans les années 50, Il ne venait à l’esprit de personne de
s’intéresser au phénomène technique qui s’est universellement imposé
depuis.
Le livre " La technique ou l’enjeu du siècle" était prêt à paraître en
France ; mais ne disait-on pas à Jacques Ellul : « ce livre est
impubliable, qui pourrait s’intéresser à un tel ouvrage ? »
« Personne ne le lira » (voir PS)
Il est des tabous et des interdits qu’il nous faut transgresser si
nous voulons ébranler le socle de croyances sur lequel
repose ce monde technique qui nous échappe, nous domine et qui nous
conduit tranquillement à notre fin.
Cela passera par une individualisation forte de notre manière de vivre, par un
non -conformisme construit, durable, et raisonné mais aussi par le désert qui
en découle. (Tout homme politique aujourd’hui fera campagne en défendant la
croissance. Et cela nous apparaît éminemment "normal"). L’homme de cette
société technique se caractérise par son extrême intégration. À l’image d’une
personne droguée, il pense qu’il ne peut plus se passer du monde technique
"actuel", il n’a pas idée d’en être le prisonnier et d’être en tout point
conforme à ce que ce monde technique attend de lui.
3) L’éthique, la religion, et l’hypocrisie
Le sentiment religieux s’accommode tellement bien avec la morale et l’éthique
d’aujourd’hui, fortement teintées d’humanisme, qu’il finit par en être la copie
"conforme". Parfois même plus rien ne distingue l’un de l’autre sinon une
référence à un Dieu abstrait, lointain, pour ne pas dire inexistant pour les
minuscules êtres humains que nous sommes. Qui serait contre l’humanisme, la
citoyenneté, la probité, l’égalité, la solidarité, ... quand toutes ces valeurs
donnent des règles souvent indispensables au respect mutuel et à la vie en
société, quand elles sont des modes de vie partagés et non pas tout simplement
des codes ?
Mais combien de fois aussi, la morale, l’éthique et la religion
sont-elles le paravent à un mal plus profond ! N’est-ce pas le fossé
infranchissable qui s’est creusé entre Jésus et les
pharisiens ? Aujourd’hui, on dit d’un pharisien que c’est un hypocrite.
Pour nous, cela est même devenu un seul et même mot.
Mais savons-nous qui étaient réellement les pharisiens du temps de
Jésus ?
Ce qui se traduit par "Hypocrites" dans l’Évangile suivi par une cascade de
"Malheur à vous….." n’a pas le même sens que celui qui lui est donné
aujourd’hui. Ce terme hypocrite touche à l’essence de l’être humain, et non à
ses seules qualités. Il est beaucoup plus profond que le terme usuel utilisé
aujourd’hui. On pourrait plutôt parler d’avers et d’envers d’un seul et même
individu, ce qui appelle –dans la bouche de Jésus- à une réelle conversion, à
un retournement complet !
Dans l’Évangile, l’hypocrite "appartient" à un monde qui est
l’envers de celui qu’il arbore.
Là encore, Jésus s’attaque à la racine des choses : la morale, la religion
que vous affichez, vous les pharisiens, se voudrait être l’étalon de la foi et
de l’amour -qui vous sont demandés dans la Bible- « mais ce n’est pas
vrai » leur dit-il,
et il ajoute quelque chose qui généralement nous scandalise :
"Malheur à vous..."
Nous qui sommes devenus de fervents humanistes, nous tolérons mal ce genre de
propos. Mais n’est-ce pas parce que nous nous trompons sur le sens de ces
paroles ? Jésus ne prédit pas une punition pour les pharisiens, les
riches, les violents… il annonce seulement les conséquences tout à fait
prévisibles qui découlent de la confiance que nous accordons à la richesse, au
profit, à la violence,….. on dirait aujourd’hui notre attachement à tous nos
moyens et "biens" techniques, aux bienfaits du progrès, à la croissance,
…
Autrement dit, pour Jésus, la morale et la religion se distinguent
fondamentalement de la foi et ce sont bien les piliers de la
religion qui sont mis en cause par Jésus à travers
les pharisiens qu’il traite d’hypocrites.
Mais pourquoi fallait-il critiquer aussi radicalement des valeurs, bien souvent
généreuses, aussi communément admises par tout le corps social ? Pourquoi
ne pas, au contraire exalter toutes ces valeurs plutôt que d’invectiver ceux
qui en sont les représentants les plus zélés (les pharisiens du temps de Jésus
étaient des Juifs très croyants et convaincus "oeuvrant" pour le bien commun,
en versant par exemple, une grosse partie de leurs biens aux pauvres) et leur
annoncer la mauvaise nouvelle du Malheur à venir ? Malheur à venir qu’on
retrouve dans une prédiction contemporaine faite par J. Ellul : « Le
vingt et unième siècle sera religieux(1) et de ce fait ne sera pas »
prédiction qui me semble être une reprise des paroles de Jésus, pour notre
génération ! L’histoire récente des religions séculières tel le nazisme et
le maoïsme, pour ne citer que ces deux-là nous montrent à quel point c’est bien
la collusion du politique et du religieux (exaltant le pouvoir, la puissance,
le devoir, le sacrifice, le djihad…) qui génère des conflits qui sont à
proprement parler inexpiables, générateurs d’une violence inouïe de type
sacrificiel… et au vu des moyens de plus en plus efficaces dont nous disposons
aujourd’hui, …. nous pressentons le pire ! Nous pouvons toujours dire que
nous n’utiliserons pas tous les moyens de destruction massive dont nous
disposons…. (A-t-on pu un jour, juguler ne serait-ce que la pollution
généralisée ?) sauf que quels que soient les moyens techniques qui ont été
créés- tous, absolument tous- ont fini par être utilisés ! L’éthique ne
sert que de passoire qui retient un peu d’écume, mais surtout, elle masque la
réalité dictée par l’impératif technique ! Cet impératif technique se
dissimule derrière l’éthique ou l’esprit religieux, quand il ne les requiert
pas pour son œuvre bienfaitrice : sauver la planète par
exemple !
C’est bien la collusion de la religion et de la politique qu’il
nous faut remettre en cause. C’est en se rangeant résolument du côté de la
laïcité que nous serons le meilleur soutien à la
cause de ce monde et à sa survie. Car nous aurons beau réclamer plus de morale,
d’éthique, plus de généreux élans religieux, tout
cela ne fera que renforcer le péril réel car nous prêterons une dignité morale,
éthique ou religieuse à une réalité qui est tout
autre (2), et qui à l’inverse, utilisera la morale, l’éthique et les élans
religieux pour nous manipuler(3).
(1) Beaucoup de pays arabes récemment libérés, dont on dit pourtant qu’ils
entrent enfin dans l’ère moderne et la démocratie, envisagent l’application non
pas d’une loi civile mais d’une loi religieuse : la chari’a.
(2) « Imbécile, qui croyez défendre ce qui a disparu depuis
longtemps » (en parlant de la démocratie) dans " Illusion
politique" J. Ellul -1965. Pour J. Ellul, la démocratie est le contraire
d’un donné qu'il faudrait défendre ! Le contraire de ce qui va
nécessairement arriver....... après par exemple les printemps arabes !
« Elle est exactement le contraire de la pente naturelle et
historique » (page 320 - livre de poche)
(3) Sauver des vies grâce aux OGM en clonant des organes humains à greffer
sur des personnes malades autorise l’introduction d’une technique vivement
combattue par ailleurs. Refus des aliments OGM dans un cas, mais acceptation du
clonage thérapeutique dans l’autre, alors qu’il s’agit là d’une seule et même
technique ! Mais ne dit-on pas que grâce aux bio -technologies l’homme
s’approche enfin de l’immortalité ?
4) la spontanéité, la liberté, la confiance
« Si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les
petits enfants.. » (Mt. 18, 3)
En général, nous sourions à ces paroles gentillettes et candides dites par
Jésus et nous n’y accordons que peu d’importance. Nous voyons seulement parfois
le pape bénir les enfants. Mais jamais nous ne concevons une portée ontologique
et théologique sérieuse à de tels propos.
Et pourtant, on peut considérer qu’il s’agit là d’un des passages les plus explosifs de l’Évangile. Là encore, la religion est désappointée vis-à-vis de cette sorte de conversion.
Comment pourrions-nous décréter, ou même simplement nous fier à la
spontanéité, à la liberté, à la simple confiance d’un enfant ? Toutes les
règles que nous édictons, qu’elles soient morales, éthiques ou religieuses ne
peuvent en aucun cas s’appuyer sur ces expressions de la vie ! Comment ne
pas être désarmés ? Faut-il revenir dans le ventre de sa mère va jusqu’à
demander Nicodème ?
Les eaux vives (5), ne peuvent être enfermées, ni même annexées par
notre éthique et par notre religion. Elles ne seront jamais prisonnières, pas
même d’un tombeau.
Et c’est bien cela que nous apprend la
Bible,
depuis l’Arbre de vie planté au milieu
d’Eden
jusqu’à la Croix de Jésus-Christ plantée au milieu du monde où nous
vivons !
Christian Moreau
Beaulieu sous Parthenay- 15 juillet 2012
(5) « Car mon peuple a commis deux crimes : ils m’ont
abandonné, moi la source d’eau vive, pour creuser des citernes, citernes
lézardées qui ne tiennent pas l’eau » (Jr. 2, 13) -Bible de
Jérusalem-
PS : J’ai découvert J. Ellul au début des années 70 lors d’une édition
pirate de son livre "la Technique ou l’enjeu du siècle". J. Ellul
avait confié le manuscrit à son ami Jean Coulardeau, car aucun éditeur ne
voulait en assurer la réédition ! Deux autres livres, eux, ne sont jamais
parus. "Éthique de la sainteté" devait paraître à titre posthume
conformément aux vœux exprimés publiquement par J. Ellul. Pendant 20 ans j’ai
cherché, interrogé. J’ai découvert ceux qui ont lu ce manuscrit et sa
transcription dactylographiée. Mais le terrain était miné.
Tout le monde se désintéressait de l’affaire et se disait parfaitement ignorant
de ce que je racontais ! Je sais que dans certains pays, on fait
disparaître ou on détruit des manuscrits au grand dam de tous nos chercheurs et
intellectuels occidentaux... Depuis, j’ai compris qu’ici, personne ne
s’offusque de modifications faites sur des manuscrits comme ceux de Jacques
Ellul, personne ne dit mot, mais tout le monde se gargarise de la pensée d’un
homme qui est parti sans avoir pu faire respecter son œuvre…
« Ce livre, tu ne le verras jamais » m’avait confié Jean Coulardeau,
il y a une quinzaine d’années. Jean Coulardeau n’est pas homme d’Église, mais
c’est quelqu’un qui m’a montré comment lutter par le moyen de la vérité.
L’important m’a-t-il appris c’est que ce soit la vérité qui
l’emporte......
J. Ellul rapporte le combat de son ami, en exemple, dans son livre Anarchie
et Christianisme...
Quarante ans (chiffre symbolique s’il en est !) après "La technique et
l’enjeu du siècle", nous avons préparé l’édition du livre "Technique
et théologie" jamais paru lui non plus. Nous l’avons remis à la famille.
…
Comme disait J. Ellul –de façon prémonitoire ?- après avoir présenté son
livre : "Éthique de la sainteté" « Dieu fera ce qu’il entend
de mon œuvre ». Quant à Jean Coulardeau, il dit –à mes yeux- à peu près la même
chose ; toujours se battre avec la force de la vérité, c’est la Vérité
notre force, un jour, Elle l’emportera.