Que ce soit dans le champ de la théologie, dans le champ de la réflexion scientifique ou dans celui de la militance écologique, la vocation de l’être humain au sein de la nature fait débat : est-il une simple espèce parmi les autres ? A-t-il une responsabilité particulière quant à la gestion de la nature ? Ou n’en est-il qu’un parasite menaçant de la détruire complétement ?

En théologie protestante c’est l’approche que Jacques Ellul décrit avec la fonction de « lieutenance » qui revient très souvent : l’être humain reçoit un mandat du Dieu créateur et doit en rendre compte. Mais la théologie catholique et orthodoxe ajoute à cela le vocabulaire sacerdotal : l’être humain serait une sorte de prêtre pour l’ensemble de la Création.

A l’heure des grandes discussions œcuméniques alimentées aussi bien par le jubilé des 500 ans de la Réforme que par le grand projet de label oecuménique "Eglise verte", le réseau Bible et Création interpelle directement un théologien catholique spécialiste de cette question.